{"id":2275,"date":"2015-04-12T18:41:38","date_gmt":"2015-04-12T16:41:38","guid":{"rendered":"http:\/\/lesdups.fr\/blog\/?p=2275"},"modified":"2015-04-18T17:32:00","modified_gmt":"2015-04-18T15:32:00","slug":"le-jour-ou-je-suis-devenu-marathonien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lesdups.fr\/blog\/?p=2275","title":{"rendered":"Le jour o\u00f9 je suis devenu marathonien"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/lesdups.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/552px-Logo_Marathon_de_Paris.svg_.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-2291 aligncenter\" src=\"https:\/\/lesdups.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/552px-Logo_Marathon_de_Paris.svg_-300x147.png\" alt=\"552px-Logo_Marathon_de_Paris.svg\" width=\"300\" height=\"147\" srcset=\"https:\/\/lesdups.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/552px-Logo_Marathon_de_Paris.svg_-300x147.png 300w, https:\/\/lesdups.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/552px-Logo_Marathon_de_Paris.svg_-150x73.png 150w, https:\/\/lesdups.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/552px-Logo_Marathon_de_Paris.svg_.png 552w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">12 avril 2015. 12 H 57. La d\u00e9livrance apr\u00e8s 42.195km. Je suis marathonien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aboutissement de nombreuses heures pass\u00e9es \u00e0 courir (apr\u00e8s quoi, demanderaient certains), \u00e0 \u00ab\u00a0avaler du bitume\u00a0\u00bb selon l&rsquo;expression consacr\u00e9e dans le milieu du running, je ne reviendrai pas sur ces longs moments. Ils n&rsquo;ont finalement que peu de valeur pour les personnes autres que celui qui a us\u00e9 ses paires de chaussures \u00e0 poursuivre son entra\u00eenement de mani\u00e8re parfois un peu incompr\u00e9hensible pour son entourage. Mais Bizarrement ce qui me revient en t\u00eate c&rsquo;est un moment tout simple samedi soir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les petits savaient que j&rsquo;allais participer au marathon le lendemain. Depuis le temps qu&rsquo;ils voient papa s&rsquo;entra\u00eener&#8230; Matteo m&rsquo;a alors demand\u00e9 s&rsquo;il pouvait me faire un massage. Car mon fils fait des massages, il faut le savoir. Clara, ne voulant pas \u00eatre en reste, lui a embo\u00eet\u00e9 le pas et a fait la m\u00eame demande. Me voil\u00e0 donc install\u00e9 sur le ventre sur le canap\u00e9, rev\u00eatu d&rsquo;un plaid pour ne pas avoir froid. En bons \u00ab\u00a0professionnels\u00a0\u00bb ils pensent \u00e0 tout. Je ne vous d\u00e9taillerai pas la s\u00e9ance mais sachez que je ressemblais \u00e0 un pantin d\u00e9sarticul\u00e9 avec un bras tendu d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 pour que Bibi me manipule les doigts et l&rsquo;autre bras de l&rsquo;autre pour que Loulou puisse simplement poser ses mains dessus (c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il masse, c&rsquo;est sa \u00ab\u00a0technique\u00a0\u00bb). Ils se sont ensuite attaqu\u00e9s \u00e0 mon dos et \u00e0 mes jambes. J&rsquo;\u00e9tais mal install\u00e9 mais c&rsquo;\u00e9tait\u00a0un tel bonheur\u00a0de les voir s&rsquo;affairer, si s\u00e9rieux, pour pr\u00e9parer leur papa \u00e0 la course que je n&rsquo;ai rien pu dire. Et pour rien au monde je ne les aurais interrompus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne saurais dire si c&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 ce petit moment pass\u00e9 avec les enfants mais la nuit s&rsquo;est pass\u00e9e comme un charme et lorsque le r\u00e9veil sonne, c&rsquo;est avec une \u00ab\u00a0grosse patate\u00a0\u00bb que je me l\u00e8ve \ud83d\ude09 sur les coups d&rsquo;un petit 5H45 tout de m\u00eame. C&rsquo;est un peu t\u00f4t pour un dimanche.\u00a0Le petit-d\u00e9jeuner de champion est pr\u00eat depuis la veille. J\u2019ai mis \u00e0 d\u00e9congeler une part de mon \u00ab\u00a0g\u00e2teau de l\u2019effort\u00a0\u00bb. \u00c7a devrait me tenir suffisamment pour \u00e9viter un coup de pompe pendant la course, du moins je veux le\u00a0 croire. Le sac m\u2019attend. Tout y est\u00a0: le dossard, le rechange, les gels, la montre cardio\/gps, la boisson apr\u00e8s la cours, etc. c\u2019est l\u2019heure de partir. Direction la gare.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Premier RER A, 7H17.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peu de monde encore mais d\u00e9j\u00e0 quelques runners qu&rsquo;on devine \u00e0 leur tenue vaguement sportive pour certains ou alors totalement branch\u00e9e pour d&rsquo;autres. Je me replonge quelques mois en arri\u00e8re lors du <em>20KM de Paris<\/em>. M\u00eame flot de runners qui convergent vers la place de l&rsquo;Etoile. Chacun arbore, attach\u00e9 \u00e0 son sac, une petite \u00e9tiquette reprenant le num\u00e9ro de dossard. C&rsquo;est un indice qui ne trompe pas mais\u00a0ce sera surtout le seul moyen de le r\u00e9cup\u00e9rer \u00e0 la consigne a l&rsquo;issue de la course.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s une trentaine de minutes de trajet je descends Porte Maillot pour rejoindre la zone qui sera celle de l&rsquo;arriv\u00e9e dans quelques heures. Pour l&rsquo;instant elle est surtout le lieu de rassemblement des coureurs qui d\u00e9posent un \u00e0 un leurs sacs et en profite, stress oblige, pour faire un petit tour aux toilettes&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La foule est nombreuse mais l&rsquo;organisation est parfaitement huil\u00e9e. Chacun vient se ranger dans son sas de d\u00e9part, fonction du temps estim\u00e9 de course. Je suis dans le sas\u00a0<em>3H45<\/em>. Je ne vais attendre \u00ab\u00a0que\u00a0\u00bb 30 minutes dans le sas, \u00e0 comparer aux 1H30 en octobre dernier pour les\u00a0<em>20KM de Paris<\/em>&#8230; Malgr\u00e9 tout la pression monte et il trotte toujours dans ma t\u00eate la crainte d&rsquo;avoir une (ou plusieurs) douleur articulaire qui me clouerait sur la parcours, signe d&rsquo;abandon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">09H15 enfin. Je franchis la ligne de d\u00e9part. La pression\u00a0laisse la place \u00e0 la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. C&rsquo;est parti et il ne tient qu&rsquo;\u00e0 moi d\u00e9sormais de r\u00e9ussir ce challenge hors norme. Les Champs Elis\u00e9s s&rsquo;offrent \u00e0 nous pour les deux premiers kilom\u00e8tres. Sensations uniques. Mais d\u00e9j\u00e0 je pense \u00e0 la premi\u00e8re \u00e9tape : le ravitaillement au KM 5.\u00a0Un petit coup d\u2019\u0153il au chrono pour m&rsquo;assurer que je ne suis pas en surr\u00e9gime. Surtout ne pas se \u00ab\u00a0cramer\u00a0\u00bb en d\u00e9but de course pour finir \u00e0 l&rsquo;agonie dans 40km&#8230; Cela fait \u00e0 peine 15 minutes qu&rsquo;on s&rsquo;est \u00e9lanc\u00e9 il reste encore plus de 3 heures de course&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le premier ravitaillement arrive. Comme pr\u00e9vu c&rsquo;est la cohue. Je prends \u00e0 la vol\u00e9e une bouteille et poursuis ma route. Je lib\u00e8re de ma ceinture mon premier gel et l&rsquo;avale. A ce stade de la course il est primordial de ne faire l&rsquo;impasse sur aucun ravitaillement. Il me reste 7 autres gels, tous correspondants \u00e0 un kilom\u00e9trage particulier. Prochaine \u00e9tape le ravitaillement au KM 10. Si tous se passe bien les enfants seront au KM 9 au niveau de la Porte dor\u00e9e, juste avant de p\u00e9n\u00e9trer dans le bois de Vincennes. Bon autant le dire maintenant je ne verrai la petite famille qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e, les diff\u00e9rents points de passage et donc de rendez-vous ont manqu\u00e9 de synchro&#8230; Mais revenons \u00e0 la course. Je retrouve les animations (orchestres) et l&rsquo;ambiance que j&rsquo;avais d\u00e9couvertes lors de ma pr\u00e9c\u00e9dente course parisienne. Des inconnus, de simples passants nous encouragent et comme le pr\u00e9nom est marqu\u00e9 en gros sur le dossard je me vois gratifi\u00e9 d&rsquo;un \u00ab\u00a0All\u00e9 St\u00e9phane !!\u00a0\u00bb qui me fait me retourner, m&rsquo;attendant \u00e0 trouver une connaissance. En fait pas du tout, la personne est un parfait inconnu. Port\u00e9 par cet \u00e9lan surprenant je poursuis mon effort.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les ravitaillements s\u2019encha\u00eenent, les rues Paris s&rsquo;offrent \u00e0 nous sans une voiture \u00e0 l&rsquo;horizon. Nous passons sous la banni\u00e8re du premier semi-marathon. 1H50 de course. Je suis loin de mon record mais il reste encore un semi-marathon a parcourir&#8230; Le rythme est le bon et les sensations sont bonnes : pas de douleur, pas de lourdeur. Il va en \u00eatre ainsi jusqu&rsquo;au KM 31 ou 32. On a pass\u00e9 la tour Eiffel en remontant les bords de Seine et la fatigue commence \u00e0 se faire sentir. La chaleur aussi. Autant la temp\u00e9rature \u00e9tait fra\u00eeche au d\u00e9part, autant pass\u00e9 la barri\u00e8re des 11H00 il commence \u00e0 faire chaud. Les pompiers ont install\u00e9 des lances apr\u00e8s les ravitaillements et les coureurs passent sous une pluie providentielle qui rafra\u00eechit les esprits et les muscles. Je commence \u00e0 voir des gens marcher. Je n&rsquo;ai pas vu ce fameux m\u00fbr des 30 KM, synonyme de baisse brutale des r\u00e9serves de glycog\u00e8ne musculaire et de rythme qui va \u00e0 l&rsquo;avenant. Mais il est bien l\u00e0 autour de moi. Il reste 10 km et des gens le prennent de pleine face. Ils marchent, red\u00e9marrent sur quelques foul\u00e9es puis remarchent. Je les d\u00e9passe en n&rsquo;essayant de ne penser qu&rsquo;\u00e0 ma course. D\u00e9sormais, la fatigue aidant, je prends les kilom\u00e8tres les uns apr\u00e8s les autres. Encore un et apr\u00e8s on verra. Le chrono ne baisse pas mais j&rsquo;ai l&rsquo;impression que les kilom\u00e8tres passent moins vite. Toujours pas de douleur, hormis les lourdeurs dans les jambes mais rien d&rsquo;inqui\u00e9tant sur le plan articulaire. Le cardio quant \u00e0 lui commence \u00e0 changer, l&rsquo;augmentation du fameux \u00ab\u00a0co\u00fbt cardiaque\u00a0\u00bb. C&rsquo;est simple : plus la dur\u00e9e de l&rsquo;effort augmente et plus le nombre de battements par m\u00e8tre de course augmente. Je m\u2019attendais \u00e0 voir ce ph\u00e9nom\u00e8ne et il est bien l\u00e0 au rendez-vous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">KM 38. C&rsquo;est l\u2019h\u00e9catombe, de plus en plus de gens marchent et ne cherchent plus \u00e0 courir. Il faut continuer. J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 pris mes 7 gels lors des ravitaillements pr\u00e9c\u00e9dents et il m&rsquo;en reste un dernier pour le KM 40. Je me demande si je vais le prendre. Jusque-l\u00e0 je les ai bien support\u00e9 mais je ne voudrais pas que le dernier me rende, comment dire, malade. Je me concentre sur l&rsquo;analyse de cette question pendant les deux kilom\u00e8tres qui suivent. Finalement, voyant arriv\u00e9e le panneau 40, je prends cette derni\u00e8re potion \u00ab\u00a0miracle\u00a0\u00bb et me dit qu&rsquo;au pire, il y a des toilettes \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e \ud83d\ude09 Depuis 7 ou 8 km j&rsquo;ai arr\u00eat\u00e9 de regarder le paysage pour me concentrer sur la ligne bleue. Kezako? Il s&rsquo;agit d&rsquo;une ligne de couleur bleue trac\u00e9e au sol et mat\u00e9rialisant le chemin le plus court de la ligne de d\u00e9part \u00e0 celle d&rsquo;arriv\u00e9e. Tout coureur qui emprunte cette ligne est assur\u00e9 d&rsquo;avoir parcouru exactement les 42.195 km de la course. Je ne vois qu&rsquo;elle, ou presque car il faut bien \u00e9viter les coureurs d\u00e9sormais transform\u00e9s en marcheurs. Il m&rsquo;arrive m\u00eame de lui parler. Je ne vous livrerai pas la teneur de nos \u00e9changes. Je pr\u00e9cise qu&rsquo;elle ne m&rsquo;a jamais r\u00e9pondu, ce qui me rassure en fait car si elle l&rsquo;avait fait il y a fort \u00e0 parier que j&rsquo;aurai mal fini la course, tr\u00e8s certainement dans un v\u00e9hicule des secours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">KM 41. Un regain de \u00ab\u00a0patate\u00a0\u00bb surprenant semble m&rsquo;envahir. L&rsquo;effet du gel ? Je n&rsquo;en sais fichtre rien et puis en fait c&rsquo;est le cadet de mes soucis. Hors de question de m\u2019arr\u00eater ici donc je sais que j&rsquo;irai au bout. Digne, mais fatigu\u00e9. Il n&rsquo;est plus question de savoir si on a la bonne technique de pose du pied ou si les bras sont dans le bon tempo. Je donne ce que j&rsquo;ai. Point. D&rsquo;ailleurs dans les trois derniers kilom\u00e8tres j&rsquo;en fais deux \u00e0 plus de 12 km\/h.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus que quelques dizaines de m\u00e8tres avant la ligne. Mon chrono affiche 3H39 mais je ne sais pas combien de secondes (pas la place sur l&rsquo;\u00e9cran au-del\u00e0 de 1H&#8230;). Vais-je pouvoir rester sous la barre des 3H40 ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et bien non. 3:40:18 tel est le verdict. Suis-je d\u00e9\u00e7u ? Je n&rsquo;en sais rien en fait. Au moment o\u00f9 je passe la ligne, je pense simplement que je l&rsquo;ai fait, que j&rsquo;ai mal aux jambes mais que je suis rest\u00e9 digne jusqu&rsquo;au bout et que les gens qui sont autour de moi ont aussi mal aux jambes vu la d\u00e9marche de certains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je crois que chacun se retrouve un peu dans sa bulle, \u00e0 penser \u00e0 ce qu&rsquo;il vient de faire. A ces dix derniers kilom\u00e8tres qui sont le vrai juge de paix du marathon, du moins pour moi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je r\u00e9cup\u00e8re le t-shirt de \u00ab\u00a0finisher\u00a0\u00bb et la m\u00e9daille. Je suis le flot des arrivants pour me diriger vers les vestiaires et me changer. Je prends mon sac et me mets \u00e0 l\u2019\u00e9cart. M\u00e9thodiquement je me change. Les muscles tirent mais finalement je m\u2019attendais \u00e0 pire. Petit \u00e0 petit je reprends pieds avec le monde r\u00e9el, du moins celui o\u00f9 il n\u2019est plus question de courir. Delia m\u2019appelle et on convient de se retrouver \u00e0 la sortie F avec les petits. Je me d\u00e9place \u00e0 un rythme de s\u00e9nateur.\u00a0Serein, un peu ailleurs quand m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et puis ce sont les retrouvailles, les f\u00e9licitations, les embrassades. Tranquillement on rentre vers St Germain. Je me revois quelques heures en arri\u00e8re faire le chemin inverse., tendu par l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Maintenant je suis calme et heureux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>12 avril 2015. 12 H 57. La d\u00e9livrance apr\u00e8s 42.195km. Je suis marathonien. Aboutissement de nombreuses heures pass\u00e9es \u00e0 courir (apr\u00e8s quoi, demanderaient certains), \u00e0 \u00ab\u00a0avaler du bitume\u00a0\u00bb selon l&rsquo;expression consacr\u00e9e dans le milieu du running, je ne reviendrai pas &hellip; <a href=\"https:\/\/lesdups.fr\/blog\/?p=2275\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[172,171,125],"class_list":["post-2275","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-general","tag-172","tag-marathon","tag-paris"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lesdups.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2275","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lesdups.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lesdups.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lesdups.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lesdups.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2275"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/lesdups.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2275\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lesdups.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2275"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lesdups.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2275"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lesdups.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2275"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}