Nouvelle vie, nouveau départ… Cap sur le Canada

« Le petit oiseau vole de ses propres ailes ». Je répète, « Le petit oiseau vole de ses propres ailes ».

Alors oui, ça ressemble à un mot de passe pour déclencher une opération amphibie, ordonner une frappe aérienne ou réveiller un agent dormant à Moscou ou Pékin, mais je vous rassure, il n’en est rien. Bien que, franchement, les quinze jours passés au pays de la poutine se soient déroulés comme une véritable opération militaire, un parcours du combattant de la logistique parentale, avec son lot de chaos organisé.

Mais revenons à nos moutons. Je ne vais pas vous rebattre les oreilles avec cette saga épique qu’a été l’obtention de l’IB (International Baccalaureate), début juillet, qui marque le début de cette folle escapade transatlantique, ni vous décrire les phases de la préparation par Clara des valises qui ressemblaient à un jeu vidéo sans fin : je fais la valise → je défais la valise → je refais la valise → je revide la valise → j’ajoute des trucs → j’enlève les mêmes trucs. Vous voyez très bien j’imagine de quoi je parle : ces moments où on sait qu’on ne peut pas tout prendre et qu’on est tiraillé entre l’essentiel et l’accessoire. Vais-je avoir besoin de ce manteau d’ici l’hiver ? Et quid de ce pull girly ?

Finalement, deux valises chargées « au taquet Maurice » comme on dit dans le milieu des déménageurs, flirtant avec la limite fatidique des 23kg. Vous savez, celle qui fait apparaître un sourire carnassier sur le visage des agents d’accueil à l’enregistrement et vous allège au passage de quelques dizaines d’euros ou centaines de NOK. 22kg et 22.4kg pour nos deux valises. Un score d’orfèvre, vous en conviendrez, sous le seuil tant redouté.

Jeudi 21 août : L’Aventure Commence (ou presque)

Tout a commencé un jeudi après-midi à l’aéroport international (et oui, INTERNATIONAL) de Stavanger. L’enregistrement, le passage à la sécurité et l’attente à la porte d’embarquement sont d’une banalité affligeante mais au moins avec le sourire.

Ready to GO !

Direction Amsterdam, une escale obligée et un intermède musical d’une heure vingt – la durée du vol. KLM nous gratifie du café/boisson diverse/snack habituel sur leurs vols.

Amsterdam. Terre de tulipes et de délires administratifs.

Une ville magnifique (sans doute, nous n’y avons jamais mis les pieds), mais que nous n’apercevons que par ses couloirs d’aéroport, tel des hamsters dans un labyrinthe de transit. Vol transatlantique oblige, il nous faut passer par un autre niveau de sécurité. Un niveau supérieur, comme dans un jeu vidéo où chaque boss est plus retors que le précédent. Pour ce faire, nous avions sagement réservé, quelques jours auparavant, un créneau de quinze minutes, histoire d’éviter les longues queues. Un conseil glané sur le site de l’aéroport, gravé dans le marbre de nos craintes de voyageurs. Nous nous étions préparés mentalement à l’épreuve : le QR code à flasher, la queue interminable, l’interrogatoire en règle. Et là, surprise ! En guise d’attente, nous patientons… trente secondes. Trente petites secondes, le temps d’attraper les passeports avant de nous faire signe de passer. La réservation du créneau, le QR code à flasher, la longue attente ? Rien de tout ça. Le voyage démarre donc sous de bons hospices, avec un sentiment de victoire sur la bureaucratie aéroportuaire. Peut-être le Canada nous tendait-il les bras avec la même facilité ? Peut-être…

L’étape suivante se déroule devant la porte d’embarquement pour Toronto. Rien de particulier, l’ambiance est détendue, les passagers fixent leurs écrans un casque audio parfois vissé sur la tête, visionnant le dernier tweet sur X, la dernière vidéo sur Snap ou TikTok. Bref la vie normale. Jusqu’à l’annonce. Cette annonce qui ne présage jamais rien de bon quand elle est précédée d’un jingle mièvre et d’une voix monocorde : « Mesdames et messieurs, notre vol à destination de Toronto est surbooké. Nous sommes donc à la recherche de volontaires pour prendre un vol ultérieur. Merci de vous signaler au comptoir. » Glurps… Mon cerveau déclenche immédiatement une alarme intérieure de niveau 5 : « Et si personne n’est volontaire, ils tirent au sort ? Punaise, si ça tombe sur nous, on n’est pas dans la mouise !   Le Canada ? On n’ira jamais, c’est fini !” Oui bon j’en fait des tonnes mais c’est pour illustrer le stress interne. Heureusement la perspective d’une compensation financière, alléchante et chuchotée par la même voix monocorde, a tôt fait de motiver certains esprits calculateurs. Ouf… Un petit passage sous stress quand même pour ce début de voyage, histoire de nous rappeler que l’aventure, ça se mérite et qu’on est encore loin de poser nos valises, chargées je le rappelle, à Orillia.

Arrive enfin le moment tant attendu : l’embarquement dans le Boeing 777-200. Là, on change clairement d’échelle. Les Embraer 175/190, ces petits poucets volants dont on a l’habitude depuis Stavanger, font figure de jouets à côté de ce géant des airs. C’est le Titanic volant, mais avec plus de sécurité et moins de Leonardo DiCaprio noyé.

Boeing 777-200 pour le Canada

Nos places, fidèles à notre destin de voyageurs « economic », sont au fond de l’avion, près des toilettes. Choix judicieux en cas d’urgence petite ou grosse commission ou expérience olfactive douteuse ? L’histoire, ou plutôt le vol, nous le dira. L’état d’esprit du duo familial est joyeux, pourtant, un mélange d’excitation et de soulagement, synonyme d’une nouvelle étape et d’un plongeon dans l’inconnu. Le vol se passe sans encombre, une sorte de trêve aérienne. Les sept heures de traversée sont l’occasion de profiter des films proposés dont quelques nouveautés, des quelques rafraîchissements et autres repas servis à bord. Des mets aux saveurs mystérieuses, oscillant entre le “ça passe” et le “ça ne serait pas du Tricatel?”.

A ce moment du récit, Clara va s’en doute se dire « Ouf, il a oublier de parler de mon masque de beauté que j’ai soigneusement posé avant de m’assoupir… » PERDU !! Comment oublier ce moment à la fois effrayant et improbable. Avant de vous jeter sur la photo qui suit, imaginer un instant la fusion entre Clara, Fantômas et Saitama (aka One-Punch man), bien sûr, pas pour sa force surhumaine mais pour la rondeur de sa tête. Si vous réussissez, vous avez alors une idée assez précise de la suite en image.

La préparation…
Le résultat, de la pause du masque à la fin du vol !! Cauchemars garantis

Toronto, nous voilà !

Toronto, vue du Boeing

On atterrit à Toronto à 19h30 heure locale, avec une légère avance – les vents nous ont chouchoutés, bénédictions divines oblige. Après sept heures d’immobilité totale, les jambes ressemblent à deux nouilles mal cuites, mais nous y sommes.

Premier défi, et non des moindres : trouver l’hôtel. J’ai bien l’emplacement en tête, vu sur Google Maps. Mais encore faut-il sortir du Terminal sans se perdre. Il faut avoir un peu de chance parfois, et le hasard de nos déambulations, hésitantes et chargées, dans le hall d’arrivée nous fait sortir du bon côté de l’aérogare. Un petit miracle de l’orientation ! Il nous faut encore un peu de marche pour rejoindre ce qui ressemble vaguement à un trottoir. Et c’est là qu’arrive le premier effet « Wouahou, what the hell ! » de l’aventure canadienne : leurs camions ! Mais ce sont des trucks US ! Goddammit ! Des mastodontes rutilants, des géants de la route qui n’ont rien à voir avec nos petits camions européens. Pendant une fraction de seconde, mon cerveau a buggé : se serait-on trompé de côté de la frontière ? Aurait-on atterri au Texas par erreur ? Que nenni. Le drapeau canadien, fier, rouge et blanc, flotte bien devant l’aéroport, rassurant nos âmes égarées. Nous sommes bien chez les « gentils », comme on dit.

Mon sens de l’orientation légendaire fait le reste. C’est donc chargés de nos trois valises (les deux fatales et une troisième, plus petite, pour le minimum vital « en cas de ») et de nos trois sacs à dos, tels des mules de bât modernes ou des réfugiés en fuite, que nous arrivons à l’hôtel. L’hôtesse d’accueil, souriante et visiblement habituée aux visages de touristes épuisés, nous gratifie d’une blague difficile à retranscrire par écrit sans en perdre la substance comique. Mais, à la vue de nos passeports français, elle nous précise en anglais, qu’il n’y a pas de mot de passe pour le wifi. Puis, avec un sourire, elle ajoute : « or ouifi (prononcé à la française) like you say guys ». Ce qui donne, phonétiquement, ce chef-d’œuvre de l’humour international. Ça nous fait marrer, il faut l’avouer. Il nous faut peu pour être joyeux, mais sans doute que l’heure tardive (3 heures du matin, heure de la maison) y est pour quelque chose. Nos cerveaux, à ce stade, sont déjà en mode « survie ». Pour autant l’estomac de la grande réclame son dû… et nous consacrons quelques dollars au dieu distributeur pour enquiller quelques calories avant de sombrer. Surprise, nous trouvons un cookie « La Petite Bretonne »!

Le miam du soir…
Boisson improbable

Samedi Matin : Le Petit-Déjeuner des Guerriers

Après quelques heures de sommeil où notre cerveau ressemble à du porridge réchauffé cinq fois, nous attaquons notre premier breakfast nord-américain.

Ce n’est pas un quatre-étoiles, clairement, ni même un trois étoiles. Mais je crois que c’est le standard ici : omelettes molles, bacon croustillant (oui, c’est une contradiction volontaire), pain, confiture, beurre, et surtout… la gaufre que tu te fais toi-même.

Il y a une machine. Il y a un distributeur de pâte à côté. Vous versez la pâte, vous fermez, vous retournez (suspense maximal), vous attendez deux minutes, et BIP : c’est prêt !

Bibi (aka The Great, je le rappelle) se jette sur la machine avec l’assurance d’un chirurgien qui n’aurait jamais vu un scalpel. Après les fatidiques 2 minutes, plus quelques secondes le temps de trouver, au début, dans quoi verser la pâte, elle réussit sa gaufre et me gratifie d’un regard signifiant : « Pffff, are you kidding me? That’s so simple! » Ouais ouais, on sait que tu es un génie. On sait tous que tu as maîtrisé le quantum computing avec une machine à gaufre.

Gaufre, coulis pour la gaufre, saucisse, omelette, pain, beurre, jus de fruit. Tout y est ! 1 500 kcal !

Ventres remplis par la dose de sucre adéquate et revigorés par la caféine, nous partons explorer le centre-ville de Toronto. Le plan, presque militaire : déposer les valises à la consigne, flâner comme des touristes, prendre des photos, faire semblant de comprendre l’architecture et commenter dans le style “Ceci est magnifique. L’expression parfaite de l’équilibre et de l’audace dans une architecture à la fois révolutionnaire et classique.”. Dans le style du n’importe quoi.

La consigne à bagages ? Aucun problème. Une petite boutique qui stocke les bagages « en vrac » derrière le comptoir. Très sécurisé. Très professionnel. Très pas du tout angoissant.

C’est alors que commence la saga de l’hôtel.

Tout d’abord, ils tentent de me joindre par téléphone, apparemment, mais je ne réponds pas à un numéro inconnu. Principe de base : si je ne connais pas, je ne réponds pas. Erreur fatale, diront certains. Ils m’envoient alors un message sur WhatsApp, ce qui est déjà une démarche assez peu conventionnelle pour un hôtel, pour me dire que la période est « très chargée » (un euphémisme, sans doute) et que la chambre que nous allons avoir n’a pas d’air conditionné. Puis, ils ajoutent sorte d’argument commercial implacable, que la salle de bain est partagée avec la chambre voisine. Blablabla-endormissement-musique-de-la-flûte. C’est à ce moment précis que ma flexibilité naturelle a commencé à prendre des coups. Du coup, comme « faveur » parce qu’on le vaut bien (ils ne nous ont jamais vus, mais ils doivent sentir notre aura de voyageurs méritants), ils nous proposent un autre logement avec deux options, un peu plus éloignées du centre-ville, pour un surcoût de 10 $ CAD. Dix dollars ? Dix dollars pour s’éloigner et perdre tout ce qu’on avait gagné en logistique ? Vraiment ? De bonne guerre, parce que je suis très très sympa, je prends la première option, la plus « moins loin » de ce que nous voulions visiter. Allégés (ou plutôt soulagés) de nos bagages enfin stockés, nous partons à la découverte du centre-ville, nos esprits encore un peu engourdis par ce début de voyage rocambolesque.

Nous croisons sur notre chemin une foule bigarrée, déguisée en personnages de mangas et autres anime. Un spectacle surprenant, pour le moins. Mon premier réflexe fut : « Mais quelle est cette secte très étrange ? Ils ont l’air inoffensifs, mais sait-on jamais ! » Il s’avère que ce week-end accueillait la Fan Expo nationale annuelle (vous pouvez vérifier, la preuve est sur https://fanexpohq.com/fanexpocanada/). Une sorte de cosplay géant à ciel ouvert. Totalement surnaturel de voir des jeunes, et des clairement moins jeunes, grimés de la sorte, se pavanant avec des épées en mousse et des perruques improbables.

La Tour CN et la Poutine à 346 Mètres

Notre visite de la ville nous mène ensuite dans la baie pour une balade en bateau, histoire de prendre le large et de relativiser les petits tracas hôteliers. Puis, vers les cieux, au sommet de la Tour CN, ce bâtiment emblématique qui fut la tour la plus haute du monde jusqu’à la construction de la Burj Khalifa à Dubaï. Du haut de ses 553 mètres, elle a fière allure, surplombant. Nous y dégustons la fameuse « poutine » à plus de 346 mètres de haut. Et non, pour les esprits mal tournés, ce n’est pas la version féminine de l’autre cinglé. Il s’agit d’une spécialité québécoise qu’on peut résumer ainsi : « mets d’origine québécoise traditionnellement constitué de frites et de fromage en grains que l’on recouvre d’une sauce brune ». Légèrement calorique, oui, mais so tasty ! Une bombe calorique très certainement.

Après cette visite touristique de la ville, nous récupérons nos valises déposées à la shopette, telles des retrouvailles avec de vieux amis encombrants. Et nous nous mettons en route pour l’hôtel, traînant derrière nous nos bagages tels des… touristes en fait. Des touristes harassés, un peu boiteux, mais avec des étoiles dans les yeux et de la poutine plein le ventre.

Le Retour du chaos hôtelier

À 10 mètres du logement, littéralement, l’hôtel appelle. Je flaire l’embrouille.

« On a un petit problème. Le logement qu’on vous a proposé n’est plus disponible. On l’a donné à quelqu’un qui a des besoins médicaux. On peut vous proposer une autre chambre… ailleurs. Plus loin. A deux kilomètres environ. »

À ce stade du voyage, avec le jetlag qui me rentre dans les yeux et le reste du corps en état de confusion totale, ma flexibilité atteint ses limites. À 2 km de distance. Vraiment. 2 KM ! Je fais mon mec « très moyennement intéressé » parce que là ça fait un peu beaucoup. L’hôtel, voyant ma motivation s’effondrer, joue la carte du Uber offert pour nous amener à la nouvelle-nouvelle-adresse.

« Banco ! », dis-je. C’est le moment où la fatigue et la raison partent en vacances ensemble.

Un Uber plus tard, nous voilà à destination. Bagages posés. Corps affalés sur le lit.

Prêts pour une bonne nuit ? Faux. On se traîne explorer « le coin » parce qu’on est des touristes pathologiques et qu’on décide de manger un brin. Les émotions ça creuse.

Samedi (le téléphone indique samedi mais le cerveau n’est pas encore sûr) : Les Chutes du Niagara – Niagara Falls quoi

Le programme du jour est d’une simplicité enfantine : un tour organisé, en mode touriste by-the-book. Parce que quand même être à Toronto sans voir les fameuses chutes, c’est comme être à Paris sans voir la Tour Eiffel. C’est techniquement possible mais moralement répréhensible.

Rendez-vous est donné à 7h50 pour un départ en bus. Je rappelle que, jetlag dans la face, cet horaire nous ramène en pleine nuit de la maison (1h50). Aussi l’ambiance est un peu somnolente dans notre carrosse. Deux arrêts sont prévus sur le trajet : la Floral Clock (une horloge fleurie, aussi utile qu’une horloge en chocolat) et Maple Leaf Place pour déguster trois sirops d’érable différents.

À Floral Clock, on prend des photos de l’horloge comme si c’était un artefact archéologique. C’est mignon mais ça ne révolutionne pas le concept d’espace-temps. Ce premier stop nous permet surtout, soyons honnêtes, de faire un arrêt-pipi bienvenu. L’importance des petites victoires, celle de la vessie soulagée, est souvent sous-estimée en voyage.

C’est une horloge quoi… avec des fleurs

À Maple Leaf Place, on attaque dans le dur : explication sur la production, les différents types et, bien évidemment, dégustation du sirop. Etonnant de découvrir ces différentes saveurs, fonction de la maturité du sirop, qui en font une expérience gustative pour le moins notable. Une personne, que je ne nommerai pas mais qui a fait le voyage depuis Stavanger avec moi et dont le goût pour l’optimisation des ressources est légendaire, en profite pour « doubler » la dégustation en se greffant sur un deuxième groupe. Parce qu’on a beau être au Canada, terre de gentillesse et de courtoisie, on n’en reste pas moins française dans l’âme, et la gratuité, ça ne se refuse jamais !

Trio de sirop de dégustation. On ne se refuse rien.

Après la régalade, passage par la boutique « souvenir ». Une vraie tuerie de tourisme commercial. Du sirop, des t-shirts avec des castors, des trucs qui ne servent à rien mais que tu veux absolument ramener. L’idée nous traverse l’esprit de ramener aux pauvres norvégiens une collection de petites bouteilles de dégustation. Joli packaging, belle présentation, c’est tentant. Le prix sur les étiquettes nous invite rapidement à la retenue. Sont-ce des cristaux d’or en suspension ou de la poudre de diamant que je devine ? Sans doute la justification du prix pour le moins aille-ça-fait-mal de la moindre fiole. D’un commun accord nous décidons de reporter l’achat. Le sirop, ça doit exister ailleurs, logiquement.

Les Chutes, ou comment le poncho devient ton meilleur ami

Enfin, nous arrivons à destination. Les fameuses chutes… ! L’attraction suprême.

Dans le package de notre tour organisé, nous avions opté pour deux options, histoire de ne rien rater :

  • Journey Behind the Falls : une visite sous les chutes qui vous amène littéralement derrière le rideau d’eau.
  • Hornblower Boat Cruise : un tour en bateau au pied de la colonne d’eau, avec un passage involontaire aux USA, comme on le verra plus tard sur la trace GPS (merci Garmin).

Ayant décidé de profiter au maximum du déplacement et en attendant notre tour, nous arpentons les environs afin de prendre les chutes sous tous les angles possibles. Chaque recoin offre une perspective différente, un nouveau cliché digne d’une carte postale. Sans oublier de se restaurer dans un des restaurants façon fast-food disponibles sur place. Nous étions devenus des habitués de ces établissements, par simplicité plus que par attrait pour la gastronomie offerte.

C’est affublé de ponchos en plastique, de couleur jaune poussin pour la première puis rouge pétard, que nous avons profité à la fois de la visite « derrière la cascade » (une traduction littérale qui ne rend pas justice à l’expérience) et de l’exotique tour en bateau aux pieds des chutes. Quelle douche ! Et quel style avec nos ponchos rouges, qui collaient à la peau et nous transforme en sculptures humaines dégoulinantes. Une expérience que nous n’avons absolument pas regrettée et qui aurait manqué cruellement à la visite. L’eau fraiche, le vent puissant, le rugissement assourdissant des millions de litres qui se jettent dans le vide… C’est grandiose, épique, et surtout, très, très mouillé. Le téléphone réussi à immortaliser quelques clichés, entre deux rafales d’embruns.

Retour vers Toronto avec les Bouchons Obligatoires

Les yeux pleins d’images (et d’eau, beaucoup d’eau) nous rentrons à Toronto, non sans « profiter » des bouchons à l’approche de la mégapole. Un classique. Mais ça fait partie du package, des petites contrariétés qui ajoutent du piment au voyage, ou du moins, qui nous donnent des choses à raconter en râlant joyeusement.

Demain, nous mettons le cap sur Orillia ! Une nouvelle étape nous attend, la dernière, celle qui verra l’installation de « The Great » Clara dans sa nouvelle vie universitaire.

À suivre donc.

(Et oui, on laisse le lecteur sur sa faim parce que c’est dramatiquement plus efficace.)

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(20 – 2) ans !! Elle est majeure !!

Et oui tout arrive… Même si ce n’est qu’une étape sur le long chemin qui va se poursuivre avec les études puis une dure vie de labeur jusqu’à une éventuelle retraite, qui sera très certainement un concept oublié d’ici là. Sans compter les 12 enfants et autant de chiens, chats, poissons rouges et autres rongeurs de tout poil. Ah les années de jeunesse insouciante… Elles sont désormais derrière elle… Mais ne tuons pas (de suite) les espoirs de la jeune majeure 🙂

Un condensé de ce qui l’attend…😁

Comme chacun le sait, le 29 juin 2024 a été précédé par… le 28, 27, 26, etc. mais surtout par un séjour en Italie, à Naples plus précisément, cadeau d’anniversaire collectif et familial pour marquer d’une pierre cet évènement majeur. Majeur(e), tout le monde aura noté la référence, voire le trait d’humour.

L’année scolaire de Grade 11 à peine achevée, au sens littéral, sur l’hôtel du début des vacances, notre majeure en puissance à ce moment-là, s’est envolée le 14 juin vers le pays de la pizza et des pâtes al dente. Quelques heures plus tard elle arrivait sur le sol napolitain. Il est écrit, dans le « Guide du parfait voyageur (1937) » aux Editions Grosses Galères, que tout voyage se doit de commencer par un évènement marquant. A la loterie, Clara a tiré le boudiou-où-est-passé-ma-valise, un grand classique des voyages en avions de nos jours. Une valeur sûre diront certains. Car, oui, qu’on se le dise! La valise n’était pas sur le tapis infernal à l’arrivée… Début en fanfare pour ce séjour qui se voulait festif.

Un bagage retardé, ce n’était pas la première fois que nous devions y faire face. La procédure est connue : enregistrement de la réclamation sur le site de KLM, attente de la localisation du bagage par KLM (l’AirTag nous avait déjà indiqué qu’il était bien resté à Amsterdam…) puis acheminement du dit bagage à l’adresse de destination enregistrée à l’étape 1. Rien de bien nouveau sous le soleil donc.

Oui mais…

Car il y a toujours un « mais »… et en voilà l’explication.

Une fois constatée l’absence du bagage, la famille Tipton (ie. Haylee et ses parents) et leur invitée s’étaient joyeusement mis en route pour rejoindre la base US, pendant que votre serviteur se régalait avec la réclamation en ligne. Je suis 7e dan en la matière. Saisie du numéro de réservation, du vol, de l’identité, de divers détails annexes puis clic sur ENVOYER et…. surprise 😱 à la lecture du message final fort peu amène que je peux résumer ainsi:

Nous sommes désolé mais vous ne pouvez pas faire de réclamation en ligne pour ce vol. Veuillez vous présenter au comptoir pour enregistrer votre réclamation.

KLM helpdesk

Passées les quelques secondes de 🤬🤬🤬🤬🤬🤬, pendant lesquelles je me demandais dans quel pays de seconde zone ma fille a atterri, il m’a fallu me résoudre à prévenir bibi de la situation. Demi tour donc pour la troupe et retour à l’aéroport… File d’attente au comptoir, enregistrement de la réclamation et les voilà tous repartis de nouveau, direction la base US pour un début de vacances dans la joie. J’imaginais déjà les parents d’Haylee nous maudire sur 99 générations… mais il n’en fût rien d’après les dires de bibi.

Je vous épargnerai le détail au jour le jour mais le séjour en Italie s’est donc déroulé au rythme de la vie d’une famille américaine, ce qui peut prendre parfois des allures déroutantes, même pour notre bibi bercée aux concepts internationaux. A titre d’exemple pour illustrer le propos, le petit-déjeuner était parfois un concept inexistant ou même fluctuant, avantageusement remplacé parfois dès 9h30 par des baked-potatoes dans le centre commercial situé sur la base US. What is this for a breakfast, me direz-vous? Sur le plan diététique certainement une horreur mais sur sur le plan culinaire une expérience matinale intéressante, voyez plutôt :

  • grosse pomme de terre cuite, coupée en deux,
  • bacon,
  • poulet (chicken),
  • crème aigre (sour cream),
  • cornichons (pickles),
  • sauce BBQ

Si votre estomac se révulse 🤢 à la lecture de ces quelques lignes, c’est normal. C’est le signe d’un esprit sain, du moins du point de vue culinaire.

Mais ne vous y trompez pas, ça n’allait pas être la seule « découverte » de la cuisine américaine, si tant est qu’on puisse marier ces deux mots 🤪 Plus que le contenu c’est la fréquence des repas qui a surpris notre pas-encore-majeure-à-l’époque bibi. Le lunch ne se prend pas forcément à midi et le diner n’est pas forcément le soir. C’est plutôt : quand on veut, avec un degré de maitrise du recyclage des restes de la veille qui frise l’excellence. Mais des frites de la veille ça reste des frites de la veille… Difficile d’accomplir des miracles de ce côté-là. Pour autant le tableau n’est pas aussi noir que ces quelques lignes pourraient le laisser croire. Elle n’est pas morte de faim et n’a pas fait d’intoxication alimentaire… Ce fût au final une expérience appréciée par la grande.

Je passe également sur les réveils matinaux vers 7h du matin, chose
incroyable pour notre grande habituée aux grasses, voire obèses, matinées. Mais
bizarrement aucune plainte ne fut enregistrée malgré cet horaire qui l’aurait
fait se transformer en ours(e) mal réveillée sous d’autres latitudes (ndlr: à
la maison). Une histoire de contexte assurément 😏 Et quand on se lève à
7h du matin, la journée est plus longue, voire beaucoup plus longue si on se
couche à 5h du matin (mais alors on se lève à 11h, faut pas pousser). Ce qui
laisse le temps, parfois, de faire… rien 🤣. Bien sûr ça n’a pas
été le cas souvent mais il est arrivé que les deux comparses passent la journée
à méditer dans la chambre sur les tenants et aboutissants de la politique
monétaire de l’Ouganda (pays pris au hasard) dans un contexte de contraction du
marché des obligations à 10 ans. Autrement dit : la glande à l’état pur… Mais
c’est ça aussi les vacances.

Détail insignifiant pour certains mais pas pour une jeune femme fille, le choix du maillot de bain dans la perspective de baignade(s) synonyme(s) de bronzage hawaïen. De façon à contraster avec sa peau blanche initiale, elle avait choisi un maillot de bain… blanc 🤣 Une question de goût. Si le soleil fut indubitablement de la partie avec des températures frôlant les 40°, le résultat final fut pour le moins… discret. Pas de teinte de peau foncée ou même légèrement halée mais un beau blanc norvégien digne d’une fin d´hiver. Sans doute la faute à la crème solaire indice 18 000 ou alors à un refus obstiné de la peau de bronzer. Le sujet fut bien évidemment l’objet de gentilles moqueries à son retour et le restera sans doute encore longtemps. Moqueurs nous? Pas le moins du monde…

Dans le fameux livre précédemment mentionné (Guide du parfait voyageur – 1937), il est un chapitre sur le voyage retour et ses galères potentielles. Bien que l’avion à cette époque ne fût pas le moyen de transport massivement utilisé qu’il est aujourd´hui, il y est fait mention des retards et divers désagréments, livre visionnaire s’il en est…

La version « courte » de cette fin de périple se résume ainsi : retard de plus de deux heures au départ de Naples pour des raisons qui resteront plus ou moins inconnues, correspondance ratée à Amsterdam, plus de vol pour Stavanger ce soir-là, attente au Transfert desk à Amsterdam, nouveau billet pour un vol le lendemain matin dès 8h, recherche d’un hôtel à 21h afin de passer la nuit (la solution qui consistait à dormir en boule dans un coin de l’aéroport n’a fait rire personne – sauf moi bien sûr), chambre finalement trouvée au Hilton$$$.

Elle n’était bien évidemment pas livrée à elle-même car j’étais au téléphone dès le début, en mode conseiller-premium-à-votre-service. D’ailleurs elle était tellement peu stressée qu’elle a eu le temps, une fois le chambre d’hôtel réglée, d’engloutir un monstrueux burger/frites/glace au Burger King local 🍔 🍟 🥤 🍧! Quelle belle preuve de résilience… et d’estomac solide.

Ces péripéties de dernière minute ont donc clôturé un voyage qui avait débuté sous les mêmes auspices 😁.

Le récit est désormais clôturé et il est temps de vous dire, ou plutôt écrire, un grand merci à tous pour lui avoir permis de réaliser ce beau voyage et d’avoir revu sa bestie. C’est une belle façon de marquer le passage dans la majorité et malgré les quelques désagréments relatés ici, elle ne garde que d’excellents souvenirs de cette escapade napolitaine.

Pour le même prix, vous avez droit aux plus belles photos prises par Clara sur place. Chacun pourra reconnaitre ses talents artistiques, sans aucun doute hérités de son père (en mode autosatisfaction, c’est totalement gratuit).


Le lendemain, 29 juin, jour fatidique marquant le passage à l’état de « majeure », nous avons fêté ça dignement en présence de « papi Alain », comme dit Lulu. Pour cause de retour perturbé, Bibi n’a pas eu ni le temps ni l’énergie de préparer son propre gâteau d’anniversaire, chose qu’elle a coutume de faire. C’est donc un gâteau « tout-prêt » qui a vu le soufflage des bougies et le dévorage en règle qui a suivi.

La voilà désormais majeure ! Vite, allons l’inscrire sur les listes électorales !

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Saison de patinage 2023/2024. On range les patins !

Le mois de Mars sonne souvent la fin de la saison de patinage et cette année ne déroge pas à la règle.

La semaine dernière (Mercredi) a vu la finale de la LyseCup avec un beau parterre de patineurs et quelques records à la clé, sans oublier un gouter pour les athlètes au cours duquel les pancakes et autres gâteaux au chocolat n’ont pas fait les malins.

Lulu a signé deux records personnels à cette occasion, sur 100m et 400m: un beau 19.21 sec sur 100m, avec un premier temps sous les 20 sec, et un joli 1:08.52 sur 400m avec une amélioration de 16 secondes sur son temps précédent🥇 Elle marche, ou patine, sur les traces de son illustre grande sœur et de son non moins illustre grand frère.

Trophée de fin de saison

La glace va maintenant faire place à un espace de jeux. Elle ne refera son apparition qu’en septembre prochain… L’attente va être longue pour la jeune patineuse. Il reste d’ici là la piscine et le vélo (qu’il va falloir troquer contre une version plus grande…).

On vous donne rendez-vous en Septembre, croisons les doigts, pour le retour sur la glace !

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Hovden 2024 ⛷️

Février rime avec « vacances » (en fait ça ne rime pas mais l’idée est la même) et plus précisément vacances à la neige (ça rime encore moins).

Le winter break se termine et les affaires sont soit rangées en attendant un prochain séjour soit dans la machine à laver… Si la météo l’an dernier avait été très ensoleillée tel ne fut pas le cas cette année 🌧️🌨️ En dehors du lundi qui nous a gratifié d’un beau soleil et d’un ciel immaculé, le reste du séjour s’est déroulé sous un ciel gris voire la neige pour la fin. Pas de routes fermées pour nous sur le retour en raison de notre départ matinal mais les suivants, stoppés dans les tunnels, ont dû rouler en convoi derrière la déneigeuse.

Le retour sur les pistes s’est donc passé sous un soleil radieux pour le premier jour. La routine sportive s’est articulée autour d’une arrivée vers 10:00, suivie de quelques descentes en guise d’échauffement avant un cours d’alpin à 11:45 pour Lulu et de snow à 14:00 pour Loulou, la grande quant à elle étant dispensée de cours ayant déjà atteint un « niveau olympique », basé sur une autoévaluation totalement partiale. Fin des activités de glisse à 15:30 à l’issue du dernier cours.

Ciel bleu et sourire « Colgate »

Ca ne surprendra personne si je dis que la météo moins favorable des 3 derniers jours (sur 4…) n’a pas suffi à entamer l’enthousiasme de la marmaille de tous âges. Entre les deux grands en snowboard façon goofy – regular et la petite en alpin, chacun y est allé de sa démonstration de maitrise artistique.

Le pater en revanche a fait l’impasse cette année sur les joies de la glisse… La faute à une glissade à une semaine du départ qui lui a voulu dans l’ordre d’apparition au générique: une belle plaie sanguinolente sur le genou (refermée maintenant mais douloureuse encore) et à minima une côte fêlée. Belle performance. Inutile de dire que j’ai un peu pesté contre moi-même 🤬🤬🤬 Dans le genre LEM, ce n’est pas mal.

Cette performance artistique m’a donc valu un séjour cantonné au bas des pistes, à attendre les schtroumpfs, claudiquant entre la zone des tire-fesses pour débutants et celle des T-bars pour snowborders 🏂. J’ai tout de même réussi à cocher la croix des 10 000 pas journaliers.

Pour en revenir aux skieurs, les deux « L » (Loulou et Lulu) sont désormais qualifiés Level 3, ce qui se traduit sans doute par une équivalence Flocon / Etoile / Chamois / Abominable-homme-des-neiges, mais en fait on s’en fiche un peu. L’essentiel est qu’il s’éclate sur les pistes (mais pas comme leur père sur la roche…).

Vertes 🟩, Bleues 🟦, Rouges 🟥 et même hors-piste sous la supervision du moniteur, tout y est passé. J’ai même pu observer, depuis le bas des pistes, les performances acrobatiques des grands sur les bosses. Performances « tziganes » je dirais si vous voyez ce que je veux dire.

Le violon, de deux choses l’une, ou tu le joues juste ou tu le joues « tzigane ».

Boby Lapointe – Je joue du violon tzigane

Les grands, ils ont pris les bosses « tziganes » !

Pour cause de performance paternelle pré-séjour et déjà détaillée plus haut😡, il y a beaucoup moins de vidéos et autres photos à partager… Le montage (tiens, je n’ai toujours pas fini celui de l’an dernier 🥺) se résume à ce que vous pourrez découvrir plus bas. A noter que je vous ai épargné un épisode de « sloupage » de gelée par les grands et dont tonton Mathieu aurait été fier, lui qui avait épaté la galerie en son temps avec une performance autour d’un Flamby à la vanille. Il est d’ailleurs dommage que les smartphones n’étaient pas monnaies courantes à l’époque (existaient-ils seulement?) car l’analyse des différentes techniques aurait été intéressante 😂 Je garde précieusement pour l’heure ces vidéos très embarrassantes et que je me ferai une joie de ressortir en temps voulu et en public bien sûr.

J’allais oublié l’expérience culinaire. Comment parlé du séjour sans évoquer le festival des papilles! L’an dernier nous avions testé le Golden menu (simple burger-frites vendu au prix du platine…), pur produit dans la tradition Tricatel. Cette année, folie ou pas, nous avons basculé sur le Pølse menu (hotdog-frites). La filiation Tricatel n’a pas varié d’un iota pour un prix qui est un peu moins Golden mais qui reste sans commune mesure avec le contenu réel. On doit sans doute payer le service… Ah ben non il n´y en a pas 🤪 On va alors dire que ça fait partie du folklore 🇳🇴.

Pour résumer ce break en quelques mots, je dirais « quelques jours les pieds dans la neige, dans les snow-boots ou pas, avec de bonnes rigolades et des descentes tout schuss! ». Prochain objectif ? Remettre le pater en forme (mode autoréparation de la médecine norvégienne) pour essayer de retourner sur les pistes avant la fin de la saison.

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De retour sur les patins !! Flikkerudløpet 2023

Après une attente interminable, Lulu a rechaussé les patins pour entamer une nouvelle saison de patinage à Sørmarka Arena avec le club historique de la famille !

Cette année la glace s’est faite attendre en raison d’un problème sur le système de génération du froid. La patinoire a 13 ans et la machine qui produit le froid a du être envoyé au Danemark pour entretien. A son retour l’installation a mal supporté la remise en pression et des fuites ont retardé le retour de la glace. Mais maintenant tout est rentré dans l’ordre et les compétiteurs de tout niveau vont pouvoir s’en donner à cœur joie (la patinoire est aussi utilisée par l’équipe nationale, championne olympique).

C’est d’ailleurs le week-end dernier que Lulu a participé à sa première compétition : Flikkerudløpet, ce que Google traduit par « la sortie du rabat » mais j’ai un doute sur la pertinence de cette traduction… Mais peu importe, à part si on veut « se la péter » en société, il y a peu de chance de pouvoir replacer ce terme d’ici longtemps ou alors peut-être pour gagner un pari stupide.

Compétition donc samedi et dimanche sur les distances les plus courtes, à savoir le tour de l’anneau (400m) et le sprint (100m), les distances plus longues étant réservées aux plus grands. C’est donc armée d’une motivation manifeste que notre lulu s’est alignée sur ces deux distances, de plein pieds dans la cours des grands avec affichage du chrono sur grand écran et drapeau de nationalité comme vous pouvez le voir sur les photos. Inutile de vous dire qu’elle était la seule à afficher un drapeau non-norvégien…🇫🇷

Pour l’occasion elle a étrenné ses propres patins de vitesse ! Un « honneur » que son frère et sa sœur n’ont pas eu en leur temps. Voilà une occasion de les faire râler en règle 🤣 Genre « Regardez mes beaux patins! » Alors oui le style n’est pas encore au niveau du modèle de la famille (anciennement Clara-la-patineuse devenue Clara-la-bodybuideuse-camioneuse 🏋🏻‍♀️) mais le plaisir est là et la joie aussi donc mission accomplie !

Point de médaille « classique » pour récompenser les sportifs en herbe mais un sifflet en terre cuite portant le nom de la course en gravure. Toujours plein de surprise ces norvégiens… Je dois dire que l’effet du sifflet sur les enfants est finalement plus notable que la médaille, même si mes oreilles ont eu droit à un concert plus ou moins harmonieux sur le trajet du retour. Le plaisir de la jeune patineuse est à ce prix 😅

Il est pas beau le sifflet ?

Et pour le même prix vous avez droit à une vidéo totalement sans prétention 🎬

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Sikorsky North Sea Run 2023 🏆

Décidément, après la course de Lysefjorden Inn en juin dernier, voici que les Dups remettent le couvert avec une course certes plus courte – 5 kilomètres – mais tout aussi pleine d’émotion !

Deuxième édition pour nous après celle de l’an dernier qui avait vu Loulou effectuer un vol en hélicoptère.

Sikorsky S-92 de retour de balade l’an dernier

Cette fois encore la météo est clémente. C’est un beau soleil et des températures idéales (16°) qui accueillent les coureurs en ce samedi après-midi 17 septembre. Au programme, ambiance familiale et détendue, musique de jeun’s et Pizzas à l’arrivée mais ça c’est pour plus tard.

Pour l’instant il s’agit de récupérer les dossards ce qui nous prend à peu près 12 secondes, la course étant limitée à 200 participants. La suite se résume à un échauffement aux petits oignons pour être prêt au coup de sifflet.

4 minutes avant le départ les coureurs commencent à se regrouper sous l’arche de départ. Pas de stress perceptible. Les gens discutent et rigolent. Rien à voir avec la tension perceptible au départ de courses plus officielles. Non pas que celle-ci ne le soit pas mais son caractère caritatif (au profit des vétérans des forces armées norvégiennes) ne la place sur le même degré d’attente ou d’exigence.

« Quel temps cette année ? » me question le jeune athlète

« Ca serait bien si on faisait en dessous de 25 minutes, soit en dessous de 5:00 au kilomètre. »

« Pourquoi pas 23 minutes et quelque chose ? »

« Oula faut pas s’enflammer ! 24 minutes quelque chose sera déjà excellent. » tempère le père.

« Ok… »

Bref, nous voila à quelques secondes du départ. Les montres GPS sont synchronisées. On attend le « bang » synonyme de lâchage des watts !!

BANG !! C’est parti !!

Le pater, en « vieux » briscard, s’attache à ne pas griller le jeune sur les premières centaines de mètres, surtout qu’un faux-plat nous attend sur le premier kilomètre. Et puis 5 kilomètres c’est à la fois très court et très long si on est totalement cuit pour le dernier coup de collier.

C’est donc sur une allure « mesurée » de 4:57 que nous accomplissons les premiers 1000m. Quelques concurrents sont déjà derrière nous malgré notre départ prudent à la queue du peloton. Ne nous emballons pas. Il reste quand même 4 000 000 mm.

Le deuxième km nous offre une bouffée d’air si j’ose dire car nous redescendons vers Solastraden, un hôtel en bord de plage. La foulée s’allonge après le faux-plat et la vitesse augmente pour terminer le KM2 en 4:29 tout de même. Tout doux fiston! Il faut calmer les chevaux et retenir la fougue sous peine d’explosion en plein vol.

L’hôtel passé, nous longeons la côte en un A/R pour revenir vers l’aéroport. Le profil est alors parfaitement plat et l’allure, bien que moins rapide, s’établit en 4:41 pour ce troisième kilomètre. Apres consultation de l’athlète, la mécanique tourne bien mais je sais d’expérience à partir de quel moment les choses vont se compliquer un peu 😉

Le KM4, plat lui aussi, voit encore quelques concurrents disparaitre dans nos rétros 🙂 La respiration est plus bruyante pour Loulou. Le point critique approche, on rentre dans le dur comme on dit. Pourtant l’allure reste rapide et la montre bipe avec un beau 4:44.

Dernier « kilo », le plus difficile. Il ne faut pas vouloir sprinter trop tôt mais ne pas non plus en avoir trop sous le pied quand on passe la ligne. Juste après la marque du KM4, nous passons sous la route et traversons un rond-point pour piétons/cyclistes. C’est très précisément là que le mental est sollicité : un léger faux-plat à un moment ou on a envie d’en finir… Il faut motiver le bonhomme pour qu’il ne lâche pas. Je sais qu’il lui reste du jus (je le connais un peu ;-)) mais la tentation de la facilité lui souffle sans doute à l’oreille « ralenti, c’est trop dur ». Trouver les mots justes pour rejoindre la dernière ligne droite à bonne allure et ce sera gagné. Les coureurs autour de nous sont dans le même état de fraicheur toute relative. Les respirations sont bruyantes. Ils jettent les derniers restes d’énergie. Il n’est plus temps de penser à doubler, seulement continuer à foncer.

L’arche d’arrivée fait alors son apparition au bout de la dernière ligne droite. Encore 200m et ce sera fini. Loulou reprend presque par magie un coup de boost, comme l’an dernier. Il commence à accélérer, régulièrement. 100m de l’arche, ce n’est plus une course mais un sprint. L’arche se rapproche à grande vitesse!! 20 km/h. C’est la vitesse à laquelle nous passons la finish-line pour un dernier kilomètre accompli en 4:26.

Je regarde la montre, les yeux écarquillés, et j’attends de recevoir la confirmation du temps de Loulou sur le site. J’annonce le temps au fiston qui affiche un joli teint rouge et un essoufflement prononcé.

5K – 22:49

🏅 Nouveau record personnel 🏅

« Alors ça aurait été bien si on avait fait 24 minutes hein? » m’adresse-t-il le sourire aux lèvres. Le message est clair : « Je t’ai éclaté 😂💪 !! »

Je dois avouer, avec un peu de fierté tout de même, que je suis bluffé par la performance. Il vient juste de reprendre le cross-country mais ça ne fait pas tout. C’est, je pense, la persévérance dont il peut faire preuve (quand il le veut…) qui lui permet de « s’arracher ». Never give up !!

« Bon je crois qu’on peut aller se jeter sur les pizzas non ? »

« Carrément !! »

Tel est le constat que nous faisons à l’issue d’une telle course. Peu de monde sous la tente, nous sommes quasiment les premiers, sans doute par peur de manquer de pizzas 🍕 Cette année encore c’est Pizzabakeren qui alimente les coureurs et autres accompagnateurs. A notre entrée, le personnel est tout juste entrain d’installer les différentes pizzas sur les tables a côté des boissons. Après 0,1 seconde d’indécision 😁 on décide que nous avons la permission de nous servir. Pas les premiers sous l’arche d’arrivée mais premiers sur les pizzas !! 1 part puis 2, 3, une pause puis une quatrième. Combien en avons nous descendu au final ? Je ne me rappelle plus mais je pense qu’on a aussi établit un record en termes de parts de pizzas englouties…

Miam miam pizza !!

Après cet épisode « alimentaire » et même si l’espoir est faible de se voir tirer au sort pour un tour en Sikorsky S92 comme l’an dernier, nous restons quand même. Comme on dit : « 100% des gagnants ont tenté leur chance ! » Mais avant cette épreuve au résultat aléatoire, les organisateurs puis un responsable américain de Sikorsky venu des US nous gratifient d’un petit discours (en partie en norvégien pour l’organisateur qui nous échappe totalement) et d’une remise de chèque à l’association des vétérans des forces armées norvégiennes, la course étant avant tout une course à but caritatif.

Puis arrive le moment de l’annonce des résultats par catégorie : Adulte (>16) H/F, puis Enfant (12-16) garçon/fille. Et c’est là, comme vous le savez, que l’organisateur appelle « Matteo Dupont » (prononcé à la norvégienne, difficile à rendre par écrit) pour la catégorie garçon 12-16. Surprise, explosion de joie bras levés, excitation tout ça submerge notre Loulou qui arrive avec une banane de folie sur l’estrade. Il en perd même son anglais lorsque l’organisateur lui demande comment il se sent. Tout ça est bien compréhensible.

Après les remises de prix vient le tirage au sort. Les noms des heureux gagnants sont égrainés, façon liste de meuble Ikea 😂 Dans un mode totalement norvégien, les heureux gagnants (qui ne le montrent pas vraiment) rejoignent au pied de l’estrade le groupe qui montera dans le S-92. Pas de « Dupont » pour franciser un peu la liste cette année. Tant pis, on a déjà eu un très beau cadeau.

C’est sans oublier de faire un dernier tour par les tables, où les pizzas se font rares maintenant mais pas les boissons, que nous quittons la tente. Il est temps de rentrer pour raconter notre aventure au reste de la troupe resté à la maison en mode nan-on-va-pas-venir-pour-attendre-3-plombes-dans-la-voiture. Même la perspective d’un gavage en règle à base de pizzas n’avait pas suffi à motiver les filles.

Pour finir et apprécier un peu plus la performance du jeune, les allures des différents segments sont rassemblées dans le tableau ci-dessous. Encore well done !!

KilomètreTemps au kilomètreVitesse (km/h)
14:5712.1
24:2913.4
34:4112.8
44:4412.6
54:2613.5 😱
Tableau des vitesses

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Lysefjorden Inn 2023 (3 juin 2023)

La course est derrière moi depuis presque deux mois et la « potentielle » prochaine se profile à l’horizon le mois prochain.

Mais ne grillons pas les étapes et il faut pourtant prendre le temps de repenser a ce qui s’est passé ce 3 juin, la première étape de mon challenge personnel autour du Lysefjord. Mais j’y reviendrai sans doute plus tard.


Tout commence avec une préparation perturbée à cause d’un mal au dos aussi soudain que persistant en février dernier. Deux mois sans course à pied et une reprise progressive en avril pour me retrouver ce 3 juin dans un état de préparation incertain pour le moins. Comme d’habitude j’aime arriver tôt le jour de la course pour être sûr de pouvoir me garer et récupérer le dossard sur place. 

Quizz sans récompense pour commencer : le compteur du nombre d’inscrits est resté bloqué quel chiffre ?

  • Réponse A : 2394
  • Réponse B : 104
  • Réponse C : Aucun des deux car il suffit de venir le jour de la course et c’est parti sans inscription.
  • Réponse D : la réponse D

Solution : Réponse B 😜 Un chiffre ridicule pour une course locale en France mais une participation tout à fait normale pour la Norvège.

C’est donc en compagnie de mes 103 compagnons du moment que je m’élance à 08:30 précise en ce samedi 3 juin. 

Les 7 premiers kilomètres ne sont pas particulièrement enthousiasmants. Du bitume en montée, en bordure de route. Heureusement peu de voiture à cette heure du week-end. Cette partie sans grand challenge nous vaut tout de même une belle vue sur l’entrée du Lysefjord.

Il est pas beau le Lysefjord ?

[KM 7]  Il est temps de quitter le bitume et la « civilisation » pour s’aventurer dans la nature (hostile ?). Je retrouve là le terrain que je connais bien : une alternance de parties très rocailleuses et de passages boisés. Ni l’une ni l’autre ne permet de réellement courir librement, le risque étant trop grand de (1) se vautrer lamentablement et (2) se casser une partie essentielle de son anatomie. Il s’agit donc pour l’essentiel de phases – trop courtes – de course et de portions – trop longues – de marche rapide en restant 200% concentré. Le tout étant bien évidemment agrémenté d’une pente qui, sans s’apparenter à une « montée impossible », se révèle être un challenge suffisant.


[KM 11.5] Pas de vue à couper le souffle, ni de pente « himalayenne » ou de bête sauvage à mes trousses à ce point de la course. Pour autant je me rappelle parfaitement le KM 11.5… Le temps en ce samedi est parfait et les jours précédents l’ont été tout autant. C’est donc sans crainte que je m’apprête à « passer » une zone de terre sombre à une allure qui, au vu de la vitesse moyenne sur la course, peut être qualifié de rapide. Mon élan est pourtant brisé net, si j’ose dire, dès la première foulée. La terre sombre se révèle être une tourbe qui, égoïstement, a gardé suffisamment d’humidité pour la rendre souple, très souple voire très très souple. La jambe gauche se retrouve engluée jusqu’au genou et la droite, décidant d’imiter sa voisine par solidarité sans doute, s’enfonce jusqu’à mi mollet… 

En 1/1000 de seconde, les questions fusent. Ma chaussure va-t-elle rester engluée dans 40cm de tourbe ? Quid de l’autre qui n’est qu’à 20cm sous la surface désormais ? Où se trouve le cours d’eau le plus proche pour tenter un rinçage d‘urgence ? La prochaine étape va-t-elle me mener la face dans boue ? Autant dire que je me voyais déjà à genou entrain de tenter de récupérer une voire les deux chaussures, les mains dans la boue. Le tout en 1/1000 de seconde je le rappelle.Heureusement pour moi et mon ego, le système de stabilisation interne est bien fait et capable de faire des miracles. Il m’évite ainsi un retamage en règle. Après une seconde d’interrogation, c’est dans un bruit de succion assez degeu que mes jambes ressortent de leur gangue. Oh la belle couleur marron foncé ! Mes manchons de compression, d’un joli bleu éclair quelques secondes auparavant, sont désormais revêtus de la couleur marron pour le moins « suspicieuse ».

Note : je viens de me rendre compte que je viens de passer un paragraphe entier sur un micro-évènement qui n’a duré qu’un instant 🙂 C’est quoi déjà l’histoire de la confiture qu’on étale… ?

Me voilà reparti avec en point de mire le premier point de ravitaillement, situé au Prekeistolen Lodge. En fait le ravito n’est qu’à un peu plus de 1km d’après la montre, une broutille au vu de la distance du jour 🙂


[KM 12.8 – 10:29] Arrivée au Lodge. Je dois dire que le ravitaillement qui nous accueille est tout à fait correct, même pour des standards français, ce qui n’est pas toujours le cas en Norvège. Je me rappelle les ravitaillements minimalistes lors de l’Ecotrail d’Oslo en 2018 où on était sur du « eau-banane-basta ». Ici du sucré (chocolat, bonbons, bananes) et du salé (Tuc) en plus d’eau et d’une boisson énergétique « suspicieuse ». 

4 minutes d’arrêt et je repars de la tente avec les flasques remplies et le plein de calories fait. Ce qui m’attend dans l’immédiat est plutôt bien connu avec mes 11 montées au Prekeistolen au compteur (genre je fais le malin). On n’ira pas jusqu’au rocher cette fois puisqu’on quittera le chemin avant mais on pourra bénéficier de l’essentiel des difficultés. 

Dès la première montée, je double les premiers randonneurs qui n’en sont qu’au tout début (du calvaire pour certains). Ils font très certainement partie des passagers d’un bateau de croisière amarré a Stavanger. Ça parle espagnol, allemand, français voire même norvégien pour ce dont je me rappelle. J’imagine leur surprise et/ou leur interrogation alors que nous les doublons, en tenue de trail et sac à dos minimaliste. Certains sont pour leur part parés pour une rando de plusieurs jours à voir la taille de leur sac dos alors que d’autres ont adopté la tenue pour soit sortir le chien soit faire les courses (jean, sandale de ville, no-sac-a-dos), aucune des deux n’étant recommandée pour cette « sortie ». Ils arriveront tous à destination certainement mais au prix d’un inconfort certain pour les uns et d’une débauche d’énergie pour les autres. Assurément un souvenir mémorable !!

Quant à moi je gravis les escaliers de pierres, arrangés par des sherpas il y a quelques  années afin de « faciliter » l’ascension, avec des hauteurs de marche qui dépassent les 30cm par endroits tout de même. Faut de la cuisse bon dieu !!

Juste avant Tjødnane, que tout le monde connait forcément (…), je quitte le chemin maintes fois gravis pour attaquer une partie en légère descente totalement inconnue. C’est le point de départ d’une partie qui devrait alterner légères montées et descentes (Roller Coster, yeah!) pour m’amener quelques 17 km plus loin après une partie en descente sévère au deuxième point de ravitaillement a Songesand. Tel est le plan… 

Pour l’instant il s’agit surtout de regarder, encore et toujours, où je mets les pieds car les pierres et autres racines sont de retour, plus que jamais. Ce n’est décidément pas le terrain que je préfère mais il n’y a pas vraiment le choix… Jusqu’a présent, hormis l’Ecotrail d’Oslo, le terrain s’est toujours révélé peu propice au rythme de course. C’est sur une partie en descente qu’un duo de français (j’apprendrai plutard qu’il s’agit d’un père et de son fils) me double, visiblement plus à l’aise dans sur ce terrain. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot…

Heureusement que la vue sur le fjord fait passer la pilule. Et quelle vue ! Je découvre à cette occasion le mini Prekeistolen 🙂


[KM 27 – 5H27 de course] Arrivée au deuxième point de ravito à Songesand j’en ai fini avec les pierres, racines et autres embuches. Et quand je dis pierres, je dis grosses pierres !

Allez trouver le chemin au milieu de tout ça ! Il faut un peu faire à l’intuition et trouver les T rouges… mais ça passe. Ravito classique ici encore où j’engloutis Tuc, chocolat et quelques bonbons sans oublier de faire le plein des gourdes. 5 minutes encore pour ce stop et je repars.

Sur la carte les 5 prochains km promettent un mix de route de campagne et de sentiers, en montée constante. Rien de bien folichon en définitive avec une alternance de course et de marche rapide. Sur les parties dégagées j’ai en point de mire le duo de français que j’avais rejoint au ravito #2 et qui était reparti un peu avant moi. La distance se réduit même un peu au fil du temps. Grrrrr !!


[KM 38 – 7H30 de course] Le combo pierres/racines refait son apparition. Le rythme ralentit un peu pour absorber les difficultés du revêtement. C’est d’ailleurs à la faveur d’une partie en légère montée que je double mes compatriotes 🥳 

Poussant un peu plus loin, le paysage qui s’offre s’apparente alors à un cirque, tel un Gavarny norvégien. Un coup d’œil rapide sur la carte (téléphone) me confirme ce que soupçonnais à la vue du terrain : il va falloir y aller « azimut-sanglier » pour rejoindre ce qui doit être le troisième et dernier ravitaillement. Qu’il en soit ainsi…

J’en profite pour jeter un coup d’œil en arrière, histoire d’évaluer mes chances de me faire rattraper – ou pas – par le duo tricolore. Rien à l’horizon, ça devrait passer. En avant donc. 

La zone s’avère rapidement plus humide que précédemment, sans doute en raison de la présence d’un lac tout proche. La montée tant attendue ou redoutée est désormais toute proche.

Un pied devant l’autre, penché en avant, le regard scotché 50cm devant moi. C’est ainsi que je gravis la pente en pensant à la pause du ravito qui m’attend en haut. 15 minutes peut-être et je souffle. Ça monte, le cardio en fait de même, les cuisses brulent un peu. Le duo 🇫🇷 n’est pas en vue. Il ne me rattrapera pas, c’est sûr. Quelques traces de neige font même leur apparition et je ne manque pas d’immortaliser cet instant. Rien qui ne gêne vraiment la course mais juste pour le fun.

La couleur originale des chaussure est… gris clair.

Enfin la présence de la route bitumée marque la fin de la grimpette. Le miam n’est pas loin. Mais où peut-il bien être? Pas une voiture, pas une tente. Rien. Un coureur qui me précéde d’une cinquantaine de mètres va à droite, à gauche et décide visiblement de continuer sur la route. 

Mais où est ce fichu ravito !! J’observe les alentours et rien n’indique un quelconque point de repos. Il faut donc se résoudre à continuer en espérant trouver ce 🤬 rapidement. Je sais que les derniers 15 km sont du bitume et ce n’est clairement pas la partie la plus fun. Le rythme est bien sur plus rapide mais cet ultime checkpoint qui se fait attendre change la perception du temps qui s’écoule. 

Ce n’est que 1.3 km plus loin que je tombe, au détour d’un virage, sur une table servie par deux volontaires. Enfin ! Ultime remplissage des flasques, prise de chocolat et c’est parti pour le dernier tronçon. Comme anticipé ce n’est pas la partie la plus difficile physiquement, car en descente, mais le goudron n’est pas la surface idéale… Le paysage est tout de même agréable il faut bien l’avouer.

La course se termine par une ligne droite d’un bon kilomètre où on a le temps de voir se rapprocher l’arche d’arrivée. Le speaker annonce alors le nom des finishers et un organisateur remet la médaille (un peu cheap je l’avoue) autour du cou.

Finito. Done. Check. La course est derrière moi. 60 km (ou 62 selon l’organisation) et 2500 m de dénivelé positif.

Les jambes feront sans doute un peu mal demain et les jours qui suivent, surtout en descendant les escaliers. Il faut maintenant se changer et profiter d’un burger 🍔 voire d’une pølse 🌭 offert par l’organisation (j’ai pris les deux). Le ferry est dans 30 minutes. Il nous ramènera à Oanes, lieu du départ de la course. Je récupère mon sac d’allègement et passe des affaires propres et sèches. A 19 heures passés en ce début juin la température est un peu fraiche au bout du fjord. La veste polaire est la bienvenue. L’heure du ferry approche et les quelques dizaines de coureurs présents, dont je fais partie, se dirigent d’un pas parfois lourd vers l’embarcadère. Le ferry arrive et tout le monde se vautre dans les fauteuils non sans avoir pris au passage un café ☕️ gratuit (les connaisseurs apprécieront le détail). 45 minutes de voyage dans le fjord à repenser, un peu, à la course mais surtout à rien…

Le reste ne sera qu’affaire de récupération et de reprise progressive de l’entrainement pour une éventuelle course en août. L’avenir nous le dira…


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La saison de patinage est terminée… ⛸️

Et oui dernière séance de patinage jeudi dernier pour notre « championne ». Même s’il ne s’agit que de la skøyteskole (école de patinage), les plus jeunes ont tout de même pu participer à la Onsdagcup (coupe du Mercredi, littéralement).

Sur les 7 dates, Lulu aura participé à 4 courses et ramené autant de médailles 🏅 et même une coupe sanctionnant la dernière course.

Rendez-vous est donné en Septembre avec le retour de la glace à Sørmarka ! D’ici là d’autres activités, sportives ou pas, nous attendent !

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Hovden, ou le ski dans la peau.

Nous en étions restés au Vendredi, très exactement à l’issue des cours que nos champions avaient suivis.

Vendredi 3 mars – Jour 6

Après 5 jours d’un ciel bleu immaculé, la météo annoncée laisse présager d’une couverture nuageuse conséquente et d’un vent se renforçant. Malgré tout on se tient à la routine avec une arrivée sur les pistes pour l’ouverture du domaine vers 09h15. Comme à notre habitude désormais, je pars avec Lulu sur le télésiège pour la piste verte, suivie de la piste bleue et de la piste rouge. Trois descentes d’affilée pour se mettre en jambe ! Peu de monde en début de journée si bien que l’attente au télésiège est minime, genre 1 minute 😎.

Cela dit le vent annoncé est bien présent et dès l’approche du sommet on sent la morsure du froid. Nous profitons malgré tout de la journée de ski mais vers 14h30 nous plions bagage pour retourner à l’appartement afin de profiter d’un goûter réconfortant (lait chaud, tartines).

Samedi 4 mars – Jour 7

Retour du soleil pour ce dernier jour de ski avant la transhumance du retour prévue le dimanche.

Il n’y a aucune raison pour que la routine quotidienne ne soit pas respectée en ce dernier jour aussi nous fonçons au télésiège pour profiter des pistes fraichement, c’est le cas de le dire (-12°), damée.

Seuls au monde !

Vert, bleu, rouge… et même noire pour ce dernier opus. Nous avons même droit aux bosses qui vaudront d’ailleurs à Lulu une légère « gamelle » que je pense immortalisée en vidéo. Nous verrons bien au montage.

Nous avions repéré plus tôt dans la semaine, lors de nos nombreuses montées en télésiège, un spot depuis lequel on devait avoir une vue magnifique. Cela se situe au début d’une des pistes noires, aucun problème donc pour notre petite fusée. Nous déchaussons nos skis pour aller poser notre séant sur le « banc » d’un ancien télésiège. Et la vue est en effet 😳

Et si on se posait 5 minutes ?
Houston, pas de trace de vie sur cette planète de glace. Over !

Après en avoir pris plein les mirettes et sur les conseils de notre surfeur émérite, je pars avec Lulu sur le versent Nord du domaine pour tester les deux pistes rouges qui sont, de l’aveu d’autres membres, particulièrement intéressantes.

Et en effet ça vaut le détour ! Surtout que l’attente au télésiège est de l’ordre de… 12 secondes 😁

Pour fêter notre séjour, ou par flemme paternelle de préparer les repas (sic) et parce que les estomacs crient famine après de telles émotions, c’est en direction du restaurant en bas des pistes que nous nous sommes dirigés pour le déjeuner.

Festival des papilles, farandole des saveurs, défilé des couleurs.

Et non rien de tout ça. Juste le festival de l’addition 🤑 pour un menu qui plait certes aux enfants mais n’a pas sa place au panthéon de la gastronomie. Golden Menu avez-vous dit ???

Super, des frites !
The Golden Menu $$$

Soyons clairs. Si j’avais payé le menu genre 10-15 euros j’aurais trouvé le hamburger très moyen mais à 22 euros le menu, il était d’un seul coup super tasty !!

Bref, après ce moment de remplissage gastrique (je n’ai pas trouvé de qualificatif moins qualitatif), retour sur les pistes pour s’envoyer encore quelques noires / rouges avant la fin de la journée de ski, ce que nous faisons dans un esprit totalement goffy regular, ce qui ne veut rien dire en soi mais ça sonne bien.

« Victoriae mundis et mundis lacrima . Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton. »

Roi Loth. Kaamelott, Livre IV, tome 2, épisode 49 : « Le désordre et la nuit »

J’avais envie de placer une référence à Kaamelott, voilà qui est fait. 😅

Comme j’avais promis à la marmaille que nous irions à la piscine avant la fin du séjour, nous avons rendu les skis en début d’après-midi après une dernière descente en famille (minus Loulou qui s’était gamellé dans son coin et qui du coup avait stoppé un peu avant…).

Badeland, voilà l’endroit de l’hystérie aquatique ! Hystérie à la norvégienne tout de même, faut pas pousser. Certes il y a des enfants et en ce jour de week-end il y en a un bon paquet, mais on n’éprouve pas le besoin impérieux d’en noyer deux ou trois au bout de 30 secondes. Ça reste un moment de « détente » aussi pour les adultes. Sweat !

Mais la fin du séjour ayant sonné il faut bien se résoudre à rentrer à l’appartement pour préparer les affaires. Bien sûr cette tâche Ô combien gratifiante ingrate incombe, comme il se doit, au chef de tribu 😤, la marmaille exerçant ses talents qui de dessinatrice, qui de musicien en herbe, qui de #trucindéfini. Chacun aura tôt fait de reconnaitre qui-est-qui…

Dimanche 5 mars – Jour 8

Voiture chargée et petit-déjeuner englouti, nous quittons Hovden sous un beau soleil et une température rafraîchissante de… -17° 🥶 La météo aidant les paysages sont magnifiques et nous offrent quelques beaux panoramas.

Catcha 😎 !

Un peu plus tard sur le ferry entre Arsvågen et Mortavika, nous sacrifions à la tradition du Kvikk Lunsj. Normal !

Le reste se passe sans drame, ce qui est déjà pas mal selon les critères paternels.

Ainsi se termine une semaine de vacances / ski qui nous aura permis de retrouver les joies de la glisse en famille. Tout le monde a validé son flocon de platine, synonyme de performance époustouflante !

Publié dans Vacances | Marqué avec , | Commentaires fermés sur Hovden, ou le ski dans la peau.

En route pour la montagne ! ⛰️ ⛷️

Vacances d’hiver riment avec ski cette année (ça ne rime pas mais c’est pour la licence poétique) !

C’est un endroit bien connu qui nous accueille une fois de plus pour cette semaine : Hovdestøylen.

Tout commence par un départ dominical…

Dimanche 26 février – Jour 1

Jour de voyage comme il se doit pour ce premier jour. Les conditions météo sont au beau fixe, c’est donc la route Nord que nous empruntons. La « marmaille » a pris soin de s’équiper pour le voyage afin que le pater puisse se concentrer sur la route sans avoir à faire l’arbitre permanent. Une excellente chose que voilà !

D’ailleurs je profite de l’occasion pour lancer un quizz. Malheureusement rien à gagner pour celui ou celle qui aura la bonne réponse.

Quelle activité Clara a-t-elle choisie pour s’occuper pendant le voyage ?

  • Regarder un film sur le téléphone
  • Ecouter de la musique
  • Lire un livre
  • Un mix des activités précédentes
  • Faire du crochet
  • Ne rien faire (à prononcer très très lentement) et fixer l’horizon d’un regards vide, tel un bulot cuit.

Je sais que la majorité aura choisi la dernière option, mais vous avez tous fait fausse route (cette fois). La réponse en image en cliquant sur l’image justement.

Source: Vecteezy

Etonnant non ? Et pourtant sans trucage.

Mais finissons là le trait d’humour pour revenir au voyage. 280km et quelques 5h30 sont nécessaires pour rejoindre notre destination. Au cours des ces quelques heures nous aurons :

  • emprunté de nombreux tunnels
  • tranversé à bord d’un ferry et partagé le traditionel Kvikk Lunsj
  • fait un stop dans une station service pour la pause miam/pipi
  • pris des photos à travers la fenêtre
  • fait des musiques (Loulou)
  • ecouté des histoires (Lulu)
  • fait ou commis du crochet, ça dépend de l’appréciation du résultat

C’est ainsi que vers 15h nous sommes arrivés à l’hôtel. Alléluia !

Check-in, transfert des bagages, déballage sommaire, récupérations des forfaits pour la semaine, location du matos, petit complément de courses, repas (préparé à l’avance, salade de riz). Nous voilà maintenant prêt pour 🥱 😴

Mais c’est sans compter un message posté sur le groupe WhatsApp, créé pour le séjour, annonçant des aurores boréales ce soir ! Me voilà donc quitte pour quelques prises de vues après le coucher des schtroumpfs. Certainement pas les meilleures photos mais tout de même des beaux halos verts.

Avec le téléphone…

Lundi 27 février – Jour 2

Nous y voilà! Toute la troupe est prête pour en découdre avec la poudreuse! Même l'(autoproclamé) illustre Père est prêt à faire son grand retour, fracassant ou pas nous verrons bien, sur les pistes après un micro break de… 35 ans 🤪

Première leçon de snowboard pour notre musicien en herbes (aka Loulou) à 9h30 précise ! Un peu d’excitation mêlée d’appréhension sans doute mais le bonhomme est solide – il le faut. Quant à Lulu c’est à midi qu’elle rejoindra le niveau 2 d’alpin. The Great (aka Clara / Bibi) quant à elle n’a plus besoin de cours de snowboard, elle déjà ceinture noire 7ième dan en équivalent goofy-regular 🤙

Mais pour l’heure Loulou s’éloigne avec son moniteur et je pars, à la demande de little-rocket, sur le magic-carpet car elle veut (re)commencer par ça. Pourquoi pas après tout car ça fait un an qu’elle n’a pas fait de ski et quant à moi mes derniers exploits ont été immortalisés sur les murs d’une grotte à côté de Lascau…

Une fois arrivé sur le magic-bidule, on se demande vraiment ce qu’il a de magic. La vitesse doit friser les 0,1 km/h et on est rapidement gagné par l’impression de remonter le temps tellement on se traine. Le trait est un peu grossi mais pas tant que ça. Une fois gravi les quelques mètres de dénivelé qui permettent aux noobs apprentis skieurs de s’initier aux joies de la glisse, la descente est à la hauteur de l’ivresse de la montée. Mais l’essentiel n’est pas là. Après cette montée-descente anémique qui a vu revenir le chasse-la-neige autant pour la petite que le grand, nous décidons résolument de « foncer » vers le tire-fesses le plus proche et de valider le niveau « piste verte ». Zou !

Punaise! Pour la première fois depuis 35 ans (je le redis), je n’ai ni à pousser sur les bâtons ni sur les jambes pour monter une pente ! Je viens de me transformer en quelques mètres en une grosse-feignasse de skieur alpin ! 🤮 Mon moi intérieur de skieur de fond est tout autant navré que déçu. Il va pourtant falloir qu’il s’y fasse pour cette semaine car sera une semaine-sans-ski-de-fond (pas le temps de tout faire, on est pas des bêtes!).

Mais voilà déjà la métamorphose accomplie. Il aura suffi d’une descente de piste verte en compagnie de Lulu pour valider le retour sur les pistes d’alpin. Le style est encore largement perfectible mais ça suffit pour suivre la fusée.

Fusée qui a tôt fait de retrouver son entrain et son niveau de l’an dernier 😊 Après une grosse heure de mise en jambe, nous récupérons notre snowboardeur émérite, fraichement libéré de son premier cours. Il a la banane 😁 et les muscles fessiers quelque peu meurtris. Le snowboard a ça d’ingrat qu’il faut passer par cette phase de « je tombe sur le postérieur ou les genoux tous les 3 mètres » avant de maitriser un temps soit peu la trajectoire. C’est sans doute par cette raison que les plus anciens 👴 ne s’y frottent pas…

Mais assez disserté, il est temps de remplir les estomacs avant le cours de Lulu à midi pétante!

Repas à base de sandwich il va sans dire, un grand classique, pris dans une petite salle au pied des piste.

C’est donc ensuite au tour de Lulu de prendre son cours. Personne ne sera surpris si dès le début elle bombarde le moniteur d’informations diverses et variées, toutes aussi importantes les unes que les autres (j’ai une sœur et un frère, mes parents sont divorcés, j’habite à Stavanger, etc.)… Incorrigible 🤣

Me voilà maintenant avec 1H30 devant moi en mode « solo » ou du moins juste avec les grands. Adolescence oblige (quelqu’un a dit adolé-chiant? 🤨) ils sont plus en mode « autonome » (quand ça les arrange) ce qui ne m’empêche pas de faire une ou deux descentes avec eux quand même, histoire d’être le témoin du niveau en ce début de séjour.

Le style paternel, inimitable, progresse un peu pendant cette heure et demie et je récupère une Lulu super excitée à la fin de son cours. Autant dire que tout s’est bien passé. A tel point qu’elle veut prendre le télésiège et me montrer comment elle sait bien skier! Ni une ni deux, nous voilà assis, direction le sommet à un peu plus de 1100m.

Lulu au sommet !!

Et le résultat est à la hauteur de l’excitation dont elle fait preuve : grandissimo ! On a beau savoir qu’à cet âge la notion du danger n’est pas la même qu’à nos âges plus avancés (…), elle nous gratifie tout de même d’une belle pointe de vitesse à plus de 45 km/h et sans une seule chute s’il vous plait !

Y a pas à dire : la glisse, les Dups ont ça dans le sang !

Mardi 28 février – Jour 3 → Jeudi 2 mars – Jour 5

N’ayant pas la prétention d’écrire une prose pour chaque jour, c’est un résumé que nous livrons.

Pourquoi s’arrêter le Jeudi ? Simplement car les cours se sont terminés le Jeudi avec la remise du diplôme pour Lulu qui sanctionne son niveau (Level 2). Sur ces 4 jours elle a tout de même fait les pistes rouges, un peu de hors-piste avec le moniteur (et elle l’a montré ensuite à son papa) et même un bout de piste noire. Je suis époustouflé par l’absence totale d’appréhension dont elle fait preuve sur les skis. Sans compter sa vitesse de pointe qui a dépassé les 55 km/h.

Loulou quant à lui, après avoir débuté dans le groupe niveau 1, a quitté les noobs pour rejoindre le niveau 2 le mercredi, guidé par son moniteur qui n’est autre que le champion de snowboard de Norvège. Lui aussi a gouté aux pistes rouges et s’est même essayé à quelques sauts avec des pot’, avec un succès tout relatif il semble.

Pour le pater, le style en-chasse-la-neige a laissé la place aux belles courbes réalisées en parallèle. C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas 😋 Et pour the Great, qui préfère les pistes bleues car c’est moins rapide (pfff), le snowboard en mode coolos-tranquilou aura été le maître-mot.

Bref au bilan : un franc succès sur toute la ligne avec une météo qu’on n’aurait pas pu espérer meilleure !

Vendredi 3 mars – Jour 6

Et bien la suite ce sera pour plus tard, ainsi que les photos et autres vidéos qui ne manqueront pas de montrer à quel point la glisse était en nous !

To be continued…

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